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MUSCULATION
L'augmentation
de la masse musculaire des hommes, ainsi que l'accroissement de la tonicité
des muscles des femmes (ayant un taux trop faible d'hormones mâles
pour acquérir des muscles très volumineux sans dopage),
sont dus à un phénomène physiologique que l'on
nomme " surcompensation ", et qui fait qu'un muscle s'adapte
à un exercice détruisant modérément ses
structures (myofibrilles) par un " renforcement " de ses myofilaments
d'actine et de myosine. Ma méthode d'entraînement
a donc pour but de stimuler, en un minimum de séances hebdomadaires,
mais grâce à un respect absolu des principes exposés
plus loin, cette surcompensation qui permet d'obtenir les résultats
escomptés.
C'est simplement par souci de commodité que l'on a baptisé cette méthode des six lettres qui sont les initiales des consignes à appliquer lors de la réalisation de chaque mouvement ou répétition de chaque série (suite ininterrompue de mouvements). De plus, cette méthode - en prônant l'économie d'effort - permet d'éviter toutes les néfastes conséquences liées aux entraînements trop fréquents ou trop prolonges : fatigue chronique (plus connue sous le nom de surentraînement), inflammation des tendons (tendinites), usure prématurée des cartilages articulaires (c'est l'arthrose) et déchirures musculo-tendineuses. Principes d'entraînement C comme contraction continue Afin
de conserver, durant toute une série, une contraction continue
des fibres du ou des muscles impliques dans l'exercice concerne, il
convient de " freiner " la phase excentrique de chaque
répétition (phase d'allongement des muscles par
relâchement progressif de leurs unités motrices) et d'effectuer
cette série sans marquer de temps d'arrêt entre
chaque mouvement. En effet, lorsque ces deux consignes ne sont
pas appliquées, la phase excentrique de chaque contraction musculaire
constitue une période de relâchement complet des fibres,
pendant laquelle les muscles se reposent (ce qui va à l'encontre
de la destruction leur permettant, après coup, de se développer)
et où seuls les tendons - par leur élasticité -
assurent le retour des segments osseux à leur position de départ.
Position qui représente aussi, notons-le au passage, un temps
de relâchement - et donc de repos - pour les fibres musculaires.
A comme amplitude maximale Si
l'amplitude maximale possible d'un mouvement à
effectuer est volontairement réduite, cela provoque non seulement
une perte de souplesse à long terme, mais aussi un arrêt
de la croissance musculaire, dû à une " facilitation
" de l'effort. En effet, le tout premier tiers du champ de raccourcissement
des fibres musculaires étant le plus efficace - car le plus dur
- pour le développement des muscles, il est nécessaire
de ne pas chercher à " éviter " cette partie
du mouvement.
Lorsque
les répétitions d'une série à effectuer
sont exécutées un peu trop rapidement, le ou les muscles
impliques dans ce mouvement sont aides de l'élan restitue par
leurs propres tendons (à la manière d'un élastique
que l'on tend et qui revient seul à sa position initiale).Ce
phénomène, en réduisant d'autant la part de travail
qui aurait dû - logiquement - être réalisée
par le tissu contractile (seul capable de croître et de se tonifier),
cause également un arrêt du développement musculaire.
Même
si les muscles agissent toujours en groupes pour réaliser un
mouvement détermine (muscles synergiques), il est nécessaire
de faire chaque répétition avec la plus grande rigueur
possible, afin de ne pas impliquer dans l'exercice choisi, de muscles
n'ayant rien à voir avec le mouvement concerne. En effet,
cette tricherie d'exécution, en épargnant plus ou moins
les muscles normalement ciblés (en raison de l'aide fournie par
des muscles " accessoires "), constitue un obstacle au développement
de ceux-ci.
A comme anaérobie lactique Afin
de n'utiliser qu'exclusivement, lors de la réalisation d'un exercice,
la filière anaérobique lactique (seule capable de faire
croître en volume les fibres blanches qui sont les plus aptes
à se développer), il est impératif d'effectuer
des séries pouvant durer, chacune, de 30 à 120 secondes.
En effet, les séries ne pouvant pas être maintenues plus
de 30 secondes (épreuves de force) et celles pouvant largement
excéder les 120 secondes (épreuves d'endurance), ne serviraient
pas à accroître la masse musculaire, mais simplement à
augmenter, comme leurs noms l'indiquent, la force (qui n'est ni plus
ni moins qu'une synchronisation parfaite de toutes les unités
motrices de tous les muscles engagés dans l'effort) et l'endurance
(qui est une amélioration des systèmes de transport de
l'oxygène des poumons jusqu'aux différentes cellules de
l'organisme).
Bien
entendu, afin de réaliser ces séries d'une durée
comprise entre 30 et 120 secondes, tout en effectuant des mouvements
lents, localisés, amples et sans aucun relâchement musculaire,
il est nécessaire d'utiliser, lors de ces exercices,
des charges modérées. En effet, et contrairement
à ce que pensent la plupart des gens, une augmentation trop importante
du poids à déplacer - même si elle permet de mobiliser
un nombre plus conséquent d'unités motrices ou, si vous
préférez, de fibres musculaires- n'entraîne pas
la " prise de muscles ", mais simplement, et par pur réflexe,
le non respect des cinq principes fondamentaux que nous venons de voir.
Ce qui est, bien évidemment, inadéquat à l'acquisition
rapide de muscles solides et athlé-tiques.
Temps de repos entre chaque série Afin
de pouvoir solliciter la totalité des fibres d'un muscle (condition
indispensable à son épanouissement optimal), sans avoir
à augmenter démesurément la charge à déplacer;
il suffit tout simplement de réduire les périodes
de repos situées entre chaque série d'un même exercice
et de faire en sorte que leurs durées n'excèdent pas 1
minute, voire 45 secondes pour plus d'efficacité. En
effet, si après avoir effectué une série n'ayant
utilisé qu'une partie des unités motrices du ou des muscles
impliqués dans ce mouvement, vous enchaînez rapidement
avec une deuxième série, sans laisser à ceux-ci
le loisir de récupérer, vous allez les forcer à
recruter des fibres fraîches pour continuer l'exercice. Ce qui
fait qu'au bout de 3 séries (si vous appliquez, bien sûr;
les six principes d'entraînement du paragraphe précédent),
la grande majorité des unités motrices des muscles que
l'on veut exercer auront travaillé, permettant une optimisation
du développement musculaire, ainsi qu'une diminution considérable
du temps imparti à chaque séance d'entraînement.
Poids à utiliser pour chaque série Vous
êtes en droit de vous demander, maintenant, ce que signifie une
charge modérée. Et bien, c'est tout bonnement le poids
optimum à utiliser pour chaque série de chaque exercice.
La plupart des experts en la matière considèrent
que la charge idéale à lever, pour chaque mouvement, se
situe à un poids qui avoisine les 60 à 65 % de la charge
maximale (poids avec lequel un individu ne peut effectuer qu'une
seule et unique répétition), soit, par exemple, 60 à
65 kg pour une personne pouvant faire une seule répétition,
d'un exercice déterminé, à 100 kg. Malheureusement,
cette donnée théorique qui oblige les novices à
faire, d'emblée, des records pouvant être préjudiciables
à leur intégrité musculo-articulaire n'est qu'un
point de repère imprécis, car trop dépendant de
la forme ou de la méforme ponctuelle du sujet voulant la tester.
En réalité, après une période d'apprentissage
permettant à un débutant d'apprendre à réaliser
correctement les différents exercices de musculation, celui-ci
augmentera progressivement les charges à déplacer jusqu'à
ce que la première des 3 séries d'un exercice à
effectuer se compose d'environ 15 répétitions, les 2 séries
suivantes ne comprenant (si les temps de repos situés entre chacune
d'elles ont été assez courts) qu'entre 8 et 12 répétitions
pour la deuxième série et entre 4 et 8 répétitions
pour la troisième série (les deux dernières répétitions
de chaque série devant toujours être exécutées
avec un peu de difficulté).Quant à connaître
le bon moment pour augmenter, tout au long des séances successives,
le poids à utiliser pour chaque exercice, il est tout simplement
déterminé par une exécution " trop facile
" de la première des 3 séries, c'est-à-dire
lorsque vous parvenez à y faire aisément plus de 15 répétitions
(en respectant toujours, bien entendu, les six principes de base de
la méthode CALLAC).
Temps de repos entre chaque séance Afin
de permettre une excellente construction musculaire (simple compromis
entre les périodes de catabolisme - destructions dues aux entraînements
- et d'anabolisme - réparations provenant d'un repos et d'une
alimentation suffisante), il convient d'espacer suffisamment
les séances de musculation et d'établir un programme d'entraînement
compatible avec ce principe (ce que nous verrons dans le dernier
chapitre).En effet, et contrairement à ce que l'on pense souvent,
des séances trop nombreuses (plus de trois par semaine) et donc
trop rapprochées dans le temps - en ne laissant pas à
l'organisme le loisir de se reconstruire, et de surcompenser les destructions
causées par les différents mouvements - ne permettent
pas d'assurer une bonne croissance musculaire.
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